Chapitre Estival: Les Malheurs de Sophie
27 août 2009
Afin de remettre doucement ce blog à jour, je n’écrirais qu’un court paragraphe sur le déroulement de mes vacances. Après un mois de juin bien rempli, je me suis envolée pour la Jordanie et la Syrie, avant de revenir en France pour réviser. En effet, malgré mes efforts, j’ai dû passer un examen de rattrapage en Arabe, et les résultats seront donnés le 15 Septembre. J’attends alors avec impatience le jour où je saurais si je dois refaire mon année ou pas. Dans tous les cas, je suis de retour en Angleterre à la mi-Septembre, avant ou après les résultats.

Chapitre XII – Cahier d’un retour au pays natal
25 février 2009
Bon, pas tout à fait, si on considère que je suis juste retournée à Manchester. Et c’est pas ma maison. Enfin mon pays. Enfin, vous voyez l’image. Si la question que vous vous posez est “Qu’est-ce que c’est-y qu’elle était où la mémère?” vous allez bientôt avoir la réponse. Sinon, ben, vous allez quand même l’avoir ! J’étais à Cambridge. J’ai de la chance d’avoir une amie assez folle pour faire une double maîtrise en droit (français et anglais) et j’ai profité de son anniversaire pour m’inviter et voir enfin la ville qui me faisait tant rêver. Avec son petit côté Harry Potter et tous les petits génies qui se promènent là-bas, je me suis demandée comment ça serait, surtout après Oxford. Ben c’est pas pareil. Je dirais qu’Oxford est plus esthétique et qu’on peut séparer la ville de l’université, et cette dernière est plus condensée. En gros, c’est l’université dans la ville. A Cambridge, c’est plutôt l’université d’abord et la ville qui s’est construite là où il restait de la place. J’ai moins bien aimé, mais ça a quelque chose de très addictif, probablement en relation avec le fait que j’ai passé 5 ans de ma vie à rêver d’y entrer.
[St John's College]

Le week-end était parfait, j’ai rencontré les amis de mon amie, qui sont adorables et qui ont vraiment ajouté quelque chose au week-end. C’était un peu les français en balade, et pour une fois c’est pas plus mal de pouvoir converser dans sa langue maternelle. On a eu de longues discussions philosophiques (ou pas), sur la qualité de la langue française, notamment après mention d’un “On va se poser un cul ? Y’a en bas.” qui veut dire “On va s’asseoir ? Y’a de la place en bas”, au cas où vous n’auriez pas compris. En effet, on est les seuls à déformer notre langue à ce point. On s’est dit qu’on était aussi bien content de parler le français, parce que ça doit pas être facile d’être étranger là-bas ! En gros, entre les visites de la ville et la soirée d’anniversaire farfelue (si vous avez mal à la gorge, la Stroh est là pour vous aider), je dois dire que j’ai énormément apprécié mon week-end là-bas et que je ne manquerais pas d’y retourner.
Malheureusement, après ça, il a fallut retourner à l’université. Le début de la semaine a été un peu difficile, petit coup de déprime toujours à cause de l’arabe et coup de fil à papa combiné avec un email à l’université. Les deux sont catégoriques, on arrête pas (le premier pense que ce serait une perte de temps, le second ne le permet tout simplement pas). Je suis donc bloquée avec jusqu’à la fin de l’année, et j’appréhende déjà le dernier examen, qui ne va probablement pas être de la tarte. Je ne comprends plus rien aux cours, je n’ai plus aucune motivation, plus envie de faire d’efforts mais je dois quand même continuer parce que je n’en ai pas le choix. Bon, ben on verra ce que ça donne, sur ce, je retourne dans mon lit regarder les débilités diffusées sur la BBC.
Chapitre XI – Post Scriptum
16 février 2009
J’ai complètement oublié d’en parler, mais comme vous le savez probablement, j’ai décidé de tenter un transfert. Mon dossier est complet, je l’ai envoyé le 2 février à 20h30. Quelques jours après j’ai reçu la lettre de l’UCAS et trois mails de remerciements de la part de l’université de Durham. J’ai décidé de ne postuler que là-bas, car je doute être mieux ailleurs que là-bas. J’ai donc envoyé mon dossier et ai décidé de tenter ma chance pour ces trois programmes:
R000 – Modern Languages
- St Mary’s College : Russian and Arabic
- St Chad’s College : Arabic and Other Subjects
- University College : Russian and Other Subjects
Mon dossier a été envoyé au département après avoir glandé une bonne semaine je ne sais où. Durham a son propre système de traçage donc ça m’en fait deux à vérifier, c’est assez amusant, je dois dire!
[État de mon dossier sur le site de Durham]

[État de mon dossier sur le site de l'UCAS]

Chapitre X – J’en ai marre?
16 février 2009
Et pas qu’un peu. J’ai eu mes résultats pour les examens d’arabe ce matin. Désastre est le mot qui convient, je dois dire. Déjà, il m’a fallu attendre une semaine avant que ces débiles débloquent mon compte (bloqué parce que je n’avais soit-disant pas payé mes frais, alors que ça avait été fait il y a un mois), et enfin quand on voit les résultats, on se demande si ça aurait pas été mieux qu’ils restent cachés. J’ai eu 49% à l’écrit et 58, 30% à l’oral. Au moins, je savais que l’oral s’était mieux passé que l’écrit, mais je ne m’attendais pas à ça. La notation a été assez soft apparemment, en tout cas, c’est ce qu’il se dit dans les rangs.
J’ai pensé un bon milliard de fois à arrêter l’arabe parce que:
- C’est un bordel complet. Les profs n’ont qu’une très vague idée de ce qu’ils sont sensés faire pendant la leçon, on apprend jamais vraiment ce qu’il faut, on suit pas le programme, et y’a pas vraiment de structure. On apprend la grammaire séparément du vocabulaire et on a jamais l’occasion d’utiliser les deux ensembles.
- On est 50 à faire arabe. ça fait des maxi groupes pour l’oral, et pas vraiment d’aide disponible du côté des profs. Et puis 50, ça veut aussi dire qu’on peut pas vraiment poser de questions parce qu’on a pas trop le temps pour ça. Ça non plus, ça n’aide pas.
- Y’a un tas de musulmans. Ça veut surtout dire qu’ils ont une meilleure prononciation et lise l’arabe plus facilement que les autres. Du coup, ils vont nettement plus vite et les profs suivent leur cadence et pas celle des autres. C’est un peu comme si ils avaient accès à tout un monde qu’on ne découvrira jamais, ils n’ont pas de problèmes à suivre les cours et même s’ils galèrent un peu, c’est tellement moins que moi, par exemple.
- On apprend l’arabe standard. Ça veut dire qu’en théorie, c’est celui utilisé par les journaux, dans les conférences et les trucs sérieux, quoi. En réalité, ça veut surtout dire qu’un marocain et un syrien ne peuvent pas se comprendre et que personne ne comprend l’arabe standard de toute manière, parce qu’ils ont tous leur propre dialecte. Ça fait un tas de dialectes à apprendre si on a envie d’aller quelque part…
- Pour tous les étudiants en 1, 2 et 4ème année, il y a trois livres de grammaire arabe qui sont potables. Déjà 3 pour 50, ça fait un tas, mais s’ils sont aussi 50 en 2nd et 4ème année, ça fait nettement plus de gens avec qui on doit partager les livres. Une horreur quand on est bloqué sur un point de grammaire et qu’on a accès à rien pour avoir un peu d’aide.
- Euh, vous trouvez ça utile d’apprendre “J’aime fumer avant de prendre mon petit-déjeuner” ou encore “ma grand-mère est morte dans un accident de voiture”? J’aimerais autant apprendre les couleurs et les légumes, pour être franche. L’approche n’est pas très sympa du tout, le bouquin est tout ce qu’il y a de moins pédagogique sur terre et j’ai jamais détesté apprendre quelque chose à ce point, je crois bien.
- Le russe aussi, c’est compliqué. La preuve, c’est que je pensais être prête pour ce matin, mais j’ai quand même fait un tas d’erreurs complètement débiles. Ça va à peu près pour le moment, mais je veux même pas penser au désastre que ça sera quand les deux deviendront vraiment atroces.
Malgré ça, j’ai toujours pas arrêté l’arabe. J’en ai chaque jour de plus en plus marre, ça ne m’amuse vraiment plus d’utiliser un alphabet débile que je mets des plombes à lire, j’en ai marre de mes profs sous-motivés, ou carrément inutile, et je peux penser à 100 milliards de trucs plus intéressants à faire que d’aller en cours d’arabe et ne rien apprendre, encore une fois. Pourquoi j’ai pas arrêté?
- Ça fait même pas un an que j’en fait. C’est une langue tordue, avec un tas de trucs pas simples et le meilleur conseil qu’on me donne c’est “continue, ça ira mieux”. Donc je continue, en espérant que ça ira mieux (c’est pas vraiment le cas…)
- J’aimerais vraiment parler arabe, mais le cours est merdique à souhait. Pourtant, je kiffe tellement écouter la musique, ça me plairait vraiment de pouvoir le parler.
- Russe et arabe, ça claque à mort sur un CV. Et même dans une conversation en fait. Bon, t’as toujours le regard en coin genre “t’es vraiment une tordue, toi”, mais au moins, personne ne fait pareil que moi. C’est vachement cool, ça.
- C’est pas la mort d’arrêter de faire quelque chose, mais je me suis quand même faite chier à arriver là où j’en suis, et honnêtement, j’aurais vraiment l’impression de m’être ratée sur quelque chose si j’arrêtais. C’est trop facile d’abandonner.
Bon, j’arrête avec ça, çe me prends le chou, un truc de dingue. A la place, je vais parler d’Oxford. J’ai été à Oxford ce week-end, et je suis vraiment amoureuse de la ville. C’est pas trop grand, un peu comme Rennes, pas du tout comme Manchester et c’est juste fantastique. Les bâtiments sont magnifiques, tout est très impressionant, vieux mais pas démodé, et c’est en général très accueillant. J’aurais adoré pouvoir étudier là-bas, ils ont un système génial et c’est vraiment un environemment propice pour étudier. Bon, pas grave, je me suis encore ratée sur ce coup là, donc on se contentera de Manchester. Mais veuillez apprécier ces quelques photos de la ville, et de l’université en particulier.
[Balliol College]

[Une bibliothèque]

[Brasenose College]

[Dîner à Lincoln College]

[St Helen's Passage]

[Hertford College]

[Magdalen College (ou Poudlard)]

[Le marché couvert]

[Merton College]

[Oriel College]

[Merton Street]

[St Edmund's Hall (Teddy Hall)]

[Vue de Lincoln College]

[Worcester College (côté gauche et côté droit)]


Sur ce je vous laisse à la contemplation de ces quelques photos, vous n’avez pas idée des trésors de cette ville!
Chapitre IX – Euh, ça date pas un peu 2008 ?
27 janvier 2009
J’avoue, octobre 2008, ça date un peu. J’avais une bonne grosse flemme de continuer, trop de trucs à faire, etc. Bref, toujours est-il que les vacances sont passées, les examens terminés, et je suis de retour à l’université. En fait, j’ai vraiment toujours la flemme d’écrire. Mais bon, je vais me forcer, j’ai envie de faire un peu d’art lettré. En gros, j’ai pris il y a quelques jours la décision de tenter un transfert d’université. Quelques raisons simples, je suis un peu lasse de Manchester, la ville et l’université sont trop grandes à mon goût. J’en ai marre des gens qui passent leur temps à sortir et n’en ont rien à faire de la tranquilité des autres. J’aime assez moyennement mon cours aussi. En Arabe, y’a trop de gens et le cours est vraiment bordélique, en Russe, les élèves d’avaient probablement pour la plupart qu’une très très vague idée de la difficulté de la langue et ne s’impliquent pas vraiment, pour ne pas dire pas du tout. Enfin, bref, je veux quelque chose de plus petit et plus petit. Je suis repartie sur mes amours de l’an passé: Exeter et Durham. En ce qui concerne les cours, j’ai décidé de postuler pour plus ou moins le même cours.
Durham
- R000 Modern Languages (Russian and Arabic) – Hatfield College
- R000 Modern Languages (Russian and Other Subjects) – University College
- R000 Modern Languages (Arabic and Other Subjects) – St Chad’s College
Exeter
- LRF7 International Relations and Russian
- Y005 Flexible Combined Honours with European Studies (Russian and International Relations)
J’ai encore rien envoyé, ça devrait se faire d’ici la fin de la semaine avec un peu de chance. Souhaitez-moi bon courage !
Chapitre VIII: Ah, c’est ça la vraie vie !
28 octobre 2008
Je vous avais bien dit que j’ai du temps mais pas trop ! Il est vrai que je n’ai rien écris depuis bien longtemps, et je vais donc me rattraper ce soir. En effet, je consacre plutôt mon temps à travailler, manger ou faire la sieste, mais vu que j’aime bien que mes articles soient tout beaux tout propres, je préfère prendre mon temps.
Donc durant ces quelques semaines, j’ai pas mal travaillé, appris un tas de nouveaux trucs (ou pas), j’ai été plein de fois à la bibliothèque, j’ai monté Tegan, qui est très gentil et mignon, et j’ai eu deux interros en russe. En fait, elles sont plutôt bien passée, le système de notation est différent ici, peut-être plus simple :
- de 40% : Fail
40% – 49% : 3rd class grade
50% – 59% : Lower 2nd class grade
60% – 69% : Upper 2nd class grade
+ de 70% : 1st class degree
J’ai respectivement obtenu 73% et 78%, ce qui revient donc à deux 1st class grades. La prof n’avait pas l’air très contente de voir que la moitié de la classe avait plus de 70% et l’autre moitié moins de 40%, ce qui est tout à fait compréhensible à mon avis. La grammaire arabe devient de plus en plus rigolote, ils ont vraiment des mots bizarres et des règles amusantes !
Jeudi dernier, une Table Russe était organisée (enfin, Russian Table, quoi), et du coup, on pouvait rencontrer ceux de 2nde et 4ème années, et nous avons joyeusement discutés des cours, des citations de la prof (eh oui, on abandonne pas les bonnes habitudes !), de la Russie, mais on s’est aussi entraînés à faire le salut communiste, à porter la chapka, on appris de vilains mots et l’hymne russe, enfin bref, que de choses divertissantes !
A part ça, la semaine prochaine, c’est “Reading Week”, donc pas de cours, vu qu’on est sensés lire (je dis bien sensés…). Cousine Zoë a décroché un entretien à Manchester pour de la biochimie je crois, donc une rencontre s’impose. De même que Pauline, qui ramènera peut-être son derrière ici pour améliorer son anglais, ça ne me ferait pas de mal de prendre des nouvelles de la France ! Et puis, par la même occasion, j’en profite pour dire qu’il fait un froid de canard. Il neige à Londres, et même pas ici, je suis un peu déçue…
Mais en attendant, je vais rejoindre mon petit lit tout chaud, car j’ai un peu de travail demain (pas trop, rassurez-vous)
Chapitre VII: Comment faire quand on a du temps mais pas trop.
24 octobre 2008
Promis, j’écris ça demain.
Chapitre VI : La dure loi de la jungle.
13 octobre 2008
Ce qu’on cache à tous les petits étudiants qui arrivent à l’université, c’est la dure loi de la jungle qui règne à la BIBLIOTHÈQUE (majuscules obligées, maintenant que je sais mettre l’accent grave sur les majuscules…). Ouais, je sais, la bibliothèque c’est un endroit calme, bien rangé, avec des tables, des ordinateurs, des étagères, des livres, des photocopieuses, des petits gens bien sages et tout rangés sur leur mignonnes tablounettes à travailler avec leurs p’tits crayons, leurs p’tits livres et tout leur p’tit merdier aussi. Mais (car il y a toujours un mais), en fait, elle cache bien son jeu la biblio. Nan, parce que c’est vraiment le parcours du combattant, croyez-moi. Je vous explique :
Phase 1 : Tactique d’approche
On pense à son plan d’attaque, on vérifie quel est le meilleur moment pour y aller, comment on y vas, combien de temps ça met, s’il il pleut ou pas, si on se la joue perso, duo, trio ou groupio.
Phase 2 : Antichambre de l’Enfer
Ça y est, on est devant la bibliothèque, on s’apprête à passer la porte bizzaroïde avec des trucs tournants qu’il vaut mieux ne pas se faire écraser dedans. L’astuce de tata Marion : allez-y franco, marchez à allure régulière, pas trop vite, pas trop lentement, n’y allez pas tous à la fois à moins de vouloir mourir de suffocation.
Phase 3 : Chez l’ennemi
On frappe pas à la porte de l’ennemi, on a déjà la clé. Bon ça met un peu de temps à capter comment ça marche, c’est sûr. Déjà, faut retirer la carte de son joli petit protège-carte en plastique transparent et tout mignon. Comme elle a un peu froid la pauvre, il faut la passer aux ultra-violets (en l’occurence les rayons rougeâtres des caisses de supermarchés) à 2cm. À deux centimètres tu passeras ta carte, pas à un centimètre, ni à trois centimètre, mais bien à deux centimètres, ou le St Graal te pètera à la figure et ce serait dommage.
Phase 4 : L’escalator maudit
Euh bon, avant, faut préciser qu’on se perd un peut au rez-de-chaussée, pas si immense et plutôt bien indiqué, mais comme on sait déjà tout sur tout (sinon on serait pas à l’université, enfin voyons…), ben on regarde rien et on se plante comme des bleus (ce que nous sommes, avouons-le). Bref, en fait, une légère inclination du corps vers la gauche suffit largement, on emprunte les escalators et on monte au premier étage (ouais, il s’appelle Blue).
Phase 5 : Chasse à l’homme ordinateur
Y’a toujours un tas de monde à la bibliothèque. Sauf peut-être après 20h. Mais vers midi, c’est beaucoup trop pleins de gens que je connais pas et que de toute façon je les aime pas parce qu’ils ont pris mon ordinateur avant que j’arrive et c’est méchanpabôpagentil. Donc, on repère l’ordi, on marche plus vite que la moyenne pour y arriver car on a vu la p’tite conne d’en face avec sa tronche barbouillée de maquillage appliqué à la truelle et qu’on a pas envie qu’elle mettre plein de fond de teint sur toutes les touches – beuuurk.
Phase 6 : Euh… Code secret
Bon si l’ordi n’est pas cassé, il suffit d’appuyer sur Ctrl+Alt+Del (bah ouais, chez ces crétins, c’est “Del” et pas “Suppr”). Ensuite, on entre les p’tits codes (si on arrive à s’en souvenir – bonne chance), et on accède à la page magique. En fait c’est une pauvre page pourrie qu’il faut cliquer sur un milliards de liens avant de trouver celui du site de l’université, de squatter le site de la bibliothèque et PAF ! Ça fait des Chocapics.
Phase 7 : C’est encore moins bien rangé que ma chambre
Ils ont un système de classification encore moins logique que le plus stupide des poils de mon p’tit doigt de pied (pas que j’en ai, mais vous comprenez la métaphore). Enfin bref, pas d’ordi = pas de livre. Y’a un code à la con sur le bouquin, du genre, euuuh, E47/923. Don cdéjà, faut trouver l’étage. Ils sont un peu bordéliques, genre Orange 4 est au troisième étage, mais bon, on y peut rien. Ah ouais, j’ai oublié les couleurs. Ben voilà, les étages ont des couleurs, et des chiffres. Ça permet plus ou moins facilement de se repérer (soit-disant, je suis toujours pas convaincue…). Bon, toujours est-il qu’il faut d’abord repérer l’étage, tâche plus ardue qu’il n’y parait. Après ça, faut trouver le rayon. C’est à ça qu’il sert, le p’tit numéro crétin qui fait chier la pluie. On trouve le rayon, puis ensuite on cherche. Ça peut prendre du temps, et ça peut même mettre une éternité quand l’ordinateur alakon prétend que le livre est “available” et qu’il n’y a pas moyen de le trouver. Rigolez pas, ça c’est déjà vu…
Phase 8 : On vole, on pille, on se barre
Nan, pas vraiment. En fait, il suffit d’aller gentiment jusqu’à la machine à emprunter les bouquins automatiquement (c’est assez drôle, d’ailleurs). Là, on entre son code Pain (bon, d’accord, PIN), après avoir essayé une bonne dizaine de fois de mettre la carte du mauvais côté dans la machine et que le petit monsieur de la biblio qui ressemble à Passe-Partout est venu la mettre lui-même parce que vous bloquiez la machine. Puis on ouvre le bouquin, on fait passer le code aux pas tout fait infra-rouges, et voilà, fini. Mais…
Phase 9 : La bibliothèque, c’est relou
Y’a des pièges. Du genre le livre est “available”, on l’a finalement trouvé et là, qu’est-ce qu’il se passe ? Ben on a pas le droit de l’avoir pendant plus d’une nuit. Avec un peu de chance, on peut prolonger et l’avoir jusqu’à la fin de la semaine, mais diverses menaces pèsent, là encore. M’enfin, c’est pas pour tous les livres, hein, juste les plus utiles…
Phase 10 : Môman, les gens y font rien que d’m'embêter !
Comment ? FACILE ! Trouvez le bouquin, empruntez-le. Cool, vous l’avez, servez-vous en bien ! Et là, c’est le drame. Vous recevez l’e-mail de la bibliothèque qui vous dit “Quelqu’un souhaiterais emprunter votre livre, merci de le ramener dans la journée”. En passant, ça fait deux heures que vous l’avez, et vous aimeriez bien connaître le p’tit con qui vous a piqué votre bouquin que vous avez sué sang et eau pour l’avoir… Bon, ben c’est reparti pour un tour quoi.
Les astuces de Tata Marion : Démerdez-vous, j’ai du boulot, braves gens. Entre autre regarder Merlin sur BBC iPlayer, mais surtout apprendre mes nouveaux mots rigolos et pas encore utiles en arabe.
Oui, les colocs voisins sont bruyants. Si encore ils se passaient de jouer de la musique nulle à des heures indues de la nuit (bon, une heure de matin, mais voilà, quoi…), ça irait, mais 24/7, c’est un peu fatiguant. Et puis bon, y’a aussi les colocs qui viennent me réveiller à 2h30 du matin parce qu’elles ont ramenés quelqu’un qui me connait (la vraie question c’est comment ça se fait, mais tant pis, ça restera un mystère) et du coup, je vais me coucher à 3h pour m’endormir à 4h alors que j’ai cours à 9h le lendemain, et que comme mon réveil n’a pas sonné, je me suis réveillée (par chance !) à 8h33 et j’ai même pas été en retard. Mais bon, c’est très sympathique. L’ambiance est très bonne, chacun fait sa vaisselle, les femmes de ménages sont encore pires que moi pour ranger ma chambre (en fait ma chambre est plutôt bien rangée quand je suis pas à la maison. Pas que ce soit pas “la maison” maintenant, mais c’est plus “La maison de Papa et Maman”). Et j’ai un grand bureau sur lequel je peux étaler mon bazar. Qui, j’avoue, est parfois immense (là ça va).

Après, chapitre extrêmement important de la vie étudiante : la nourriture. L’université sait comment appâter l’étudiant, et les sociétés, clubs et autres associations le savent tout aussi bien. Car oui, la vie de l’étudiant moyen tourne autour de trois choses : les cours, les sorties, et le plus important, la nourriture ! Bon, et comment fait tout ce petit monde pour appâter l’étudiant ? Bah, c’est très simple, il suffit d’écrire “Free food”. Ça marche à tous les coups. J’ai vu des étudiants faire demi-tour en plein milieu d’un passage piéton pour aller voir le distributeur d’échantillons et essayer d’en avoir plus d’un “pour les prochaines fois”. C’est un peu la frénésie. Et puis faut faire vite pour l’avoir la nourriture, hein, faut pas croire mais c’est un véritable sport ! Enfin, ça va, j’ai quelques années d’expérience de la cafétéria de St Vincent, donc virer les autres pour avoir à manger, ça me connait. Et puis les anglais ont des trucs vachement rigolos à bouffer, faut pas croire mais c’est que je pourrais passer des heures au rayon merdes mangeables là-bas. J’aime beaucoup les Party Rings :

Bon, c’est vrai, la bouffe, le bureau, c’est sympa, mais à part ça, les cours, c’est comment ? Ben, comprendre tout ce que les profs disent continue de me surprendre (dans le bon sens, je m’attendais à avoir quelques problèmes et à devoir faire répéter mes voisins), et puis c’est rigolo aussi. Enfin, le russe, c’est le russe, vous connaissez les russes, toujours un peu secs, froids et renfermés (quand on ne les connait) pas, donc faut pas énerver ma prof de russe. Je l’ai pas (encore ?) fait, pour le moment, je suis restée sage comme une image à faire mes exercices correctement et à me taire quand il fallait, et puis aussi à me moquer un peu de ceux qui ne font aucun efforts pour apprendre à lire (l’alphabet je veux dire). Non “restaurant” ne se prononce pas “pectopah”, ça fait deux semaine qu’on voit l’alphabet, ça aurait dû commencer à rentrer, non ? Enfin, je veux dire, ça fait deux semaines que j’ai débuté l’arabe, je peux déjà écrire et lire et prononcer les mots pas trop mal. Et pourtant, c’est garanti, c’est plus difficile. Bon pas du côté de la grammaire pour le moment, parce que j’ai la chance d’être française, donc les trucs tordus, les expressions et les milliards de mots pour dire la même chose (oui, oui, on a “un, une, des, le, la, les”, l’arabe n’a que “al”…), ça passe très bien. Cependant, je ne peux toujours pas écrire mon prénom en arabe. Ils ont genre 3 voyelles, et “waaw” n’existe pas dans mon prénom à trois voyelles. Quoique “Marwaawyon”, ça pourrait être drôle, non ? Bon en fait, j’ai pas trouvé (peut-être qu’il n’y en a pas), le “o” en Arabe. Du coup je peux écrire “ماراِ” (Mari) et après, ben, non. Oh, et puis voilà Henry, l’aspirateur, d’ailleurs, j’allais l’oublier, le pauvre chou :

Sur ce, je vais retourner vaquer à mes occupations pas diverses et pas variées.
Chapitre IV : Une énième rentrée
29 septembre 2008
Bon, y’a d’abord eu la rentrée pour les étudiants internationaux. Puis la rentrée pour tous les élèves. Ensuite, des petites présentations des cours. Et enfin aujourd’hui, le véritable début des cours. J’avais rencontré mes “personal tutors” la semaine dernière : l’un pour l’arabe, qui est allemand et a fait une maîtrise à la Sorbonne, l’autre pour le russe, qui est toute la gentillesse de la nature réunie en une seule personne ! J’ai également mon emploi du temps, un peu plus chargé que la majorité des élèves étudiant les langues vu ma combinaison et sa complexité. J’ai donc des cours de langue arabe et russe, et des cours de civilisation pour les deux matières également. Ça me fait un emploi du temps à 15h/17h par semaine, donc pas mal de temps pour faire un peu de sport et réviser correctement !
J’ai déjà eu un peu de travail, dès la première heure ce matin. Ça consiste à lire un texte et répondre à des questions, ce qui n’a pas l’air trop compliqué à première vue, mais j’ai toute ma journée de demain pour le faire, car c’est Eid (la fin du Ramadan) et certains de mes profs sèchent les cours. J’ai entamé mon initiation à l’arabe, qui pourrait sembler horrible si on était pas tous dans le même cas : le prof passe 90% du cours à parler arabe, heureusement, personne ne comprend rien alors ça finit en devinettes et en répétition de mots assez hasardeuses. On fait des gribouillis aussi apprend l’alphabet. Qui est très, très rigolo, dans la mesure où on essayer de copier les p’tits dessins, souvent sans grand succès, mais bon, je suis là pour apprendre !

Après, c’est facile, scéance de relaxation. Les cours en anglais ne sont pas difficile à suivre, je redoute un peu l’heure des examens, cependant, mais j’ai encore le temps ! Donc j’en profite pour regarder Merlin sur BBC iPlayer, en sirotant un chocolat chaud dans mon mug gratuit de chez Blackwell (librairie). J’ai aussi mon MP3 dans sa boîte remplie de riz, histoire d’absorber l’eau dans laquelle il a trempé et qui a peut-être tué le disque dur, m’enfin, je prie pour qu’il se rallume correctement !
TO-DO LIST :
- Faire la lessive
- Acheter du blu-tack
- Changer la pile de ma montre
- Acheter le LG Secret chez Orange
- Faire quelques scans de documents